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L’affacturage de balance

Vendredi, mars 11th, 2011

Votre entreprise a beaucoup de factures et vous voulez financer l’ensemble de votre balance clients de manière régulière, sans changer votre façon de facturer ni modifier votre relation clients. Ce sera le moment d’avoir recours à l’affacturage de balance clients qui est une option répondant à ces besoins.
Selon cette technique, l’ensemble des factures émises sur les clients est financé, mais c’est le solde de la balance, la totalité des factures, qui est financé et non chaque facture comme en affacturage classique.
L’entreprise remet le solde de la balance au factor qui le finance sous 24 à 48 heures en émettant un virement sur un compte commun partagé entre elle et l’entreprise. La cession du solde peut se faire régulièrement, par semaine par exemple. La société d’affacturage vient récupérer les fonds avancés sur le compte bancaire commun sur lequel sont effectués les encaissements clients
L’affacturage de balance s’adresse à des entreprises qui préfèrent remettre en affacturage le solde de leur balance clients plutôt que leurs factures. Le solde de la balance peut être remis en financement par période courte, chaque fin de semaine par exemple.
Cette technique de financement est adaptée aux entreprises qui ont beaucoup de factures et surtout beaucoup de petites factures. L’affacturage de balance clients permet de financer un poste clients comportant un grand nombre de clients (comptes débiteurs), un nombre important de factures et des factures de petite taille (poste clients avec une faible TMF).
La différence entre l’affacturage classique et l’affacturage de balance, c’est, principalement, que l’affacturage finance les créances clients facture par facture alors que l’affacturage de balance finance le solde de la balance clients c’est à dire la somme des factures sur une période donnée, par semaine par exemple.
Cette solution comporte un certain nombre d’avantages. L’entreprise conserve l’entière gestion de son poste clients : recouvrement, relance et encaissement. Pour cela, l’entreprise doit tout de même être assez structurée et posséder un certain historique comptable.
Le solde de la balance est remis régulièrement à la société d’affacturage qui le finance sous 48 heures au maximum, contrairement à l’affacturage classique ou le financement se fait facture par facture. Le solde de la balance correspond à la somme des factures sur une période donnée.
Cette solution permet de faire de l’affacturage de balance clients avec lettrage ou non lettrage. Généralement l’affacturage de balance se fait avec lettrage pour que le factor puisse reprendre la main en cas de défaillance de l’entreprise adhérente. Mais il est possible, si l’entreprise a une bonne structure financière, de faire de l’affacturage de balance sans lettrage. Cette technique s’adresse aux entreprises qui fonctionnent avec des comptes en solde. Les comptes clients ouverts enregistrent les commandes, les livraisons, les avoirs et les retours de marchandise.

A la fin du mois (ou de la période de facturation), c’est le solde du compte qui est facturé. De fait la facture de solde ne correspond pas à la somme des factures émises pendant la période. Pourtant il sera possible, sous certaines conditions, de financer le solde de cette balance clients.

La Loi Dailly

Lundi, mars 7th, 2011

Comment une entreprise peut elle financer son poste client en dehors de l’escompte et du découvert?

La solution: l’utilisation de la loi Dailly.

Pour faire face à la concurrence, les entreprises doivent accorder des délais de paiement à leurs clients. Parfois, elles se trouvent dans la situation ou elles subissent des retards de règlements ou d’approvisionnements en matières premières. Ces délais et lenteurs sont parfois à l’ origine de difficultés de trésorerie que l’entreprise se doit de résoudre au plus vite.

La loi Dailly, par référence au nom du sénateur à l’origine de la proposition de loi correspondante, organise un cadre particulier de mobilisation de créances professionnelles : la cession ou le nantissement de créances par voie de bordereau. Issue de la loi du 2 janvier 1981, elle est actuellement régie par les dispositions du Code monétaire et financier.

Cette loi permet à une entreprise quelle que soit sa forme juridique et son secteur d’activité, de mobiliser la partie de son poste clients qui n’est pas représenté par des effets de commerce. L’entreprise peut donc bénéficier de crédit en contrepartie de la production de factures représentatives de créances sur ses clients ou de créances sur une collectivité publique.

En pratique, le « Dailly » permet de mettre en relation un établissement de crédit, un emprunteur et un débiteur de créance. La créance ne peut être consenti qu’au profit d’un établissement de crédit, l’emprunteur doit être une entreprise et le débiteur doit être une entreprise ou une collectivité publique.

De ces dispositions, il ressort que l’on ne peut mobilier des créances sur des particuliers. En cas d’impayés, le bénéficiaire du crédit est solidaire du débiteur cédé.

Les modalités de mobilisations suivent le schéma suivant:

Tout d’abord, l’organisme financier signe avec son client une convention cadre dans laquelle seront définies les conditions de mobilisation, d’utilisation et de recouvrement des créances.
La cession va s’opérer par la remise à l’établissement de crédit d’un bordereau reprenant les caractéristiques des créances cédées.
Le crédit accordé peut être effectué de deux manières. Tout d’abord, sous forme d’escompte, auquel cas le compte de l’emprunteur est crédité du montant des factures ou des créances déduction faite des agios. Cela peut également prendre la forme d’une avance en compte, situation dans laquelle l’emprunteur bénéficie d’une autorisation de découvert garantie par les créances cédées. L’avance est souvent matérialisée par l’ouverture d’un deuxième compte pour faciliter le suivi.

Grâce à ce système, l’entreprise qui y aura recours bénéficiera d’une facilité plus grande de mobilisation de ses créances car celle-ci est possible dès la facturation. Cependant, il faut garder a l’esprit que contrairement à l’escompte classique, l’utilisation des dispositions de la loi Dailly n’est pas un moyen de recouvrement et le bénéficiaire du crédit doit continuer à suivre le recouvrement de ses créances.

L’affacturage: une solution pour les entreprises en difficulté.

Lundi, mars 7th, 2011

Grâce à l’affacturage, une entreprise peu être accompagnée aussi bien en période de croissance, qu’en période d’incertitude mais aussi, bien sur, en période de difficultés.

De ce fait, l’affacturage s’adresse a des entreprises dont la santé financière est différente l’une de l’autre.

C’est un système qui a fait son apparition au milieu des années 60, initialement, afin de traiter les affaires qui étaient en difficultés. Cela a permis de sécuriser le financement d’entreprises qui étaient en pleine croissance.

C’est un contrat par lequel un établissement de crédit spécialisé, le factor, achète ferme les créances détenues par un fournisseur, le vendeur, sur ses clients qu’ils soient français ou étrangers, appelés également acheteurs ou bénéficiaires de services, et ce moyennant rémunération.

En résumé, l’opération consiste pour une entreprise à céder au factor ses factures en échange de quoi ce dernier lui consentira une avance sous déduction des intérêts et commissions.

Au début du XXIème siècle, l’affacturage était devenu, en France, le premier mode de financement court terme devant l’escompte et la loi Dailly dont le but est de mettre en place un système de simplification et de modernisation des techniques de transfert des créances. En revendant ses créances à une société d’affacturage, également appelée un factor, une entreprise récupère immédiatement de la trésorerie, grâce au règlement partiel du montant des factures cédées. C’est la société d’affacturage qui va ensuite se charger d’assurer le recouvrement de ces créances.

L’affactureur, au delà, de s’assurer du remboursement des créances d’une entreprise, prend parfois en charge les pertes causées pas des créanciers insolvables. En cas d’impayés, le risque est assuré par le factor qui ne peut se retourner contre le vendeur.

Concrètement, le factor apporte ainsi trois types de services a l’entreprise. Premièrement, le financement du poste client par une avance, la gestion du recouvrement des créances et enfin la garantie de paiement de ces dernières.

L’affacturage est donc un système qui permet d’obtenir des liquidités sans avoir à se soucier des aléas de la vie d’une entreprise. C’est également un procédé de recouvrement efficace puisque le factor décharge le vendeur du souci de la gestion du poste clients et de l’encaissement des sommes dues. De plus, c’est une technique de mobilisation du poste client et ce quel que soit le mode de règlement convenu avec l’acheteur. Enfin, c’est une garantie de bonne fin puisque le factor s’engage à payer au vendeur les factures qu’il a émises.

On peut donc considérer l’affacturage comme étant un facilitateur de croissance.

Quand le factor, est indépendant du réseau bancaire de l’entreprise, il devient, par la même occasion, un partenaire à part entière qui apporte plus de flexibilité et de sérénité à l’entreprise.

L’Affacturage Import

Lundi, mars 7th, 2011

Les entreprises qui développent leur activité à l’international prennent toutes des risques financiers. L’affacturage import est une technique de financement à la disposition de ces entreprises qui apporte des solutions à la gestion des créances des clients export.
Cette technique permet à l’entreprise de garantir ses créances contre les impayés, de procéder à leur recouvrement et également de les financer.

En effet, toute société qui se développe à l’international s’expose à des retards de paiement voire à des impayés qui, au final, pèsent sur les échéances et la rentabilité.

Dans ces cas, il arrive fréquemment que les collaborateurs de l’entreprise chargés de la gestion des comptes clients en arrivent à passer un temps beaucoup trop long sur des tâches telles que l’enregistrement des factures, la veille des échéances ou l’identification des règlements, qui, en fait,  ne devraient pas les monopoliser autant.

En externalisant l’opération de recouvrement des créances, on entretient de bonnes relations avec ses clients ; clients à qui on veut toujours vendre davantage !

Il est vrai que la démarche de relance de paiement des factures n’est pas un facteur facilitant les relations commerciales.
De plus, toute entreprise, dans quelque situation qu’elle soit, a régulièrement des besoins de trésorerie qui sont en fait provoqués par le décalage entre ses propres règlements et les encaissements de ses factures. C’est un phénomène qui peut être accentué soit par une forte croissance du chiffre d’affaires ou par une activité saisonnière.

Concrètement, l’entreprise effectue une prise de commande ferme auprès du client. Elle va ensuite remettre à la société d’affacturage un exemplaire de la commande.  Cette dernière va  passer un contrat d’achat avec le fournisseur et c’est elle qui va acheter la marchandise. Elle va également se charger d’enlever et d’acheminer cette marchandise après avoir effectué tous les contrôles de qualité et de conformité nécessaires. La société d’affacturage va donc assurer la marchandise en transit, l’entreposer, gérer le stock de marchandise et livrer la commande passée par le client final conformément aux termes commerciaux de la commande.  Elle va ensuite se charger de facturer le client final selon les échéances qui auront été négociées au moment de la prise de commande et elle va bien sûr encaisser le paiement du client final à l’échéance. La marge bénéficiaire va être au final rétrocédée à l’entreprise par la société d’affacturage.

De ce fait, l’affacturage import permet à l’entreprise de financer les importations et achats sans utiliser de concours bancaires et sans mobiliser des financements bancaires. Elle peut donc payer ses fournisseurs sans attendre l’échéance de la lettre de crédit.

En conclusion, il est possible d’affirmer que non seulement cette technique permet de regrouper sur un seul prestataire les opérations de financement, de logistique et de distribution des marchandises mais elle permet également de contrôler de façon plus précise les approvisionnements et de sous-traiter entièrement ou partiellement l’opération d’importation.